13 juillet 2026 — Gladys Winkler Docourt, Fondatrice & consultante

Créer une vision partagée

Au départ de tout projet, il y a une intuition, une vision — qui doit être partagée pour se réaliser. Retour sur une formation à la création d'une vision partagée avec Denis Cristol.

Retour d'expériences

Au départ de tout projet, de toute entreprise, il y a le plus souvent une intuition, une vision, qui doit être partagée pour qu'elle se réalise. Cette vision se co-construit, elle évolue, elle se nourrit des idées des un·es et des autres, elle déclenche des imaginaires pour devenir de plus en plus concrète. C'est ainsi que, chez SystèmeG, nous commençons la plupart de nos accompagnements. Parce que, pour devenir réelle, la vision ne doit pas être celle d'une seule personne, de la seule dirigeante : elle doit au contraire être le fruit des réflexions et des envies d'un groupe. Parce qu'un projet ne se réalise jamais seul et que tout sera plus simple s'il y a, dès le départ, un certain alignement entre les participant·es !

Pour aller plus loin et proposer d'autres méthodes, j'ai suivi pendant deux jours une formation sur la création d'une vision partagée, avec Denis Cristol. J'en suis repartie nourrie, énergisée par les rencontres faites, par les échanges que j'ai eus, par les méthodes expérimentées et par la prise de recul après chaque pratique.

Nous avons par exemple chacun·e imaginé un conte sur l'estuaire de la Seine et son avenir. Après une première phase où nous avons décrit les éléments clés et mis en évidence les principaux acteur·rices, chacun·e s'est attelé·e à rédiger une histoire, en 10 minutes chrono. Nos contes ont mis en scène trois types de personnages : le héros ou l'héroïne, les personnages secondaires qui l'appuient et les opposants. Mon héroïne, une agricultrice conventionnelle, a ainsi commencé sa quête et vécu différentes péripéties avant d'arriver au dénouement — heureux dans mon histoire !

Puis chacun·e a partagé son « livrable ». Au final, beaucoup de créativité et surtout une vision qui a émergé et qui considérait différents points de vue, y compris celui du Vivant non-humain (un phoque norvégien en vacances en Normandie) et des générations futures. Une vision nuancée du système, qui permet de prendre conscience que, même en tant qu'agent·e de l'État représentant l'intérêt général, d'autres points de vue doivent être considérés. Essentiel pour faire avancer des projets !