Le Centre de collecte et de valorisation des déchets (CCV), à Delémont
Concilier gestion des déchets et réinsertion professionnelle : la facilitation a permis à 14 acteur·trices de poser une vision commune, une gouvernance et un budget d'exploitation prêt à lancer.
- Client
- Centre de collecte et de valorisation des déchets (CCV)
- Secteur
- Collectivités publiques
- Mission
- Développer un projet complexe
- Durée
- Quatre ateliers en intelligence collective
Le Centre de collecte et de valorisation des déchets (CCV) doit répondre à deux objectifs en tension : d'une part gérer les déchets, dans un cadre légal et avec les exigences des communes et de la population qui paie pour un service de qualité ; d'autre part former des personnes éloignées du marché de l'emploi à de nouveaux métiers. Le projet est d'autant plus complexe que les parties prenantes sont nombreuses. Voici un exemple de projet pour lequel la facilitation constitue une méthode pertinente.
Comment s'est déroulé l'accompagnement ?
Quatre ateliers en intelligence collective, rassemblant 14 actrices et acteurs, ont été mis sur pied. Il a également été fait appel à un expert de la réinsertion et des métiers de l'économie circulaire, qui a apporté un éclairage complémentaire et inspirant. Entre les ateliers, les participant·es se sont réuni·es en petits groupes et ont fait ponctuellement appel à des tiers ; le résultat de leurs travaux était ensuite présenté en plénum.
L'écoute, premier levier
Rassembler et écouter les acteur·trices de la gestion des déchets, du secteur de la réinsertion et les communes — le porteur de projet étant un syndicat de communes — était la première action à entreprendre. Les acteur·trices ont (re)posé les bases du projet.
Créer une vision commune
Établir une vision et une feuille de route était le point de départ. Chacun·e a pu entendre et comprendre le point de vue de l'autre : les professionnel·les de la réinsertion ont entendu les enjeux de la gestion des déchets, et réciproquement.
« Au départ, notre projet paraissait trop complexe, il y avait trop de choses à faire. La frilosité et le scepticisme de certain·es nous faisaient avancer d'un pas et reculer de deux… L'intervention de la facilitatrice a apporté de la rondeur, de la confiance, de la neutralité et du professionnalisme au projet. »
Quel a été l'apport de la facilitation ?
Chaque atelier a permis au groupe de s'impliquer et de contribuer à la réussite du projet.
« La méthodologie proposée est super active et respectueuse des agendas des un·es et des autres. Dès le début, les participant·es ont senti qu'ils n'allaient pas perdre de temps. Tout le monde était constructif, investi et très présent lors des ateliers. Personne n'écrivait ses e-mails ! »
Les résultats
Vision et feuille de route
Une vision commune s'est dégagée et une trajectoire claire a été définie.
Équipes constituées
Les équipes et leur mode de gouvernance ont été formalisés.
Gouvernance du projet
Une gouvernance agile et un leadership favorisant l'apprentissage ont été établis.
Modèle économique et financement
Des solutions concrètes pour assurer la pérennité financière ont été identifiées.
Budgets validés
Des budgets d'exploitation clairs ont été élaborés puis approuvés par les instances compétentes.
« Les résultats vont au-delà de mes attentes… Ils sont époustouflants et magnifiques pour tou·tes : on a terminé les ateliers et tout est sur la table. Je ne pensais pas qu'on finaliserait le projet jusqu'au budget et à la mise sur pied d'une équipe d'exploitation prête à lancer le projet… »