Forum de la durabilité industrielle
Face à l’urgence climatique, les entreprises ne passeront à l’action que si la durabilité renforce aussi leur compétitivité. Au Forum de la durabilité industrielle, les intervenants ont esquissé une voie fondée sur l’innovation, la sobriété et la robustesse.
Événements
La durabilité, une question de récits
Le climat ne convainc pas. On a beau avoir vécu un été brûlant, suffoquant, vécu des incendies dont on imaginait pas qu'ils pouvaient se produire sous nos latitudes, comme la forêt de Fontainebleau. On n'arrivera pas à faire bouger les choses. Sans oublier que le climat n'est qu'un paramètre, parmi d'autres.
Lors du Forum sur la durabilité industrielle, organisé par i-moutier et le SIAMS le 26 août dernier, les intervenant-es qui se sont succédé sur le podium ont mis en évidence la perception des entreprises. Face aux menaces sur la compétitivité, face à la réalité économique, la seule menace climatique, à ce stade, ne suffira pas pour enclencher la vitesse supérieure.
Des interventions qui nous confrontent à la réalité des entreprises
Pour faire bouger les entreprises, il faut démontrer que de mettre en place des pratiques plus durables, c’est mieux pour leurs affaires. Et ça fait appel à leur audace entrepreneuriale. C’est ce que je retiens de l’intervention de Henri Cortat, directeur d’ Hevron SA. Alain Chapatte, d'EDJ, a quant à lui mis en évidence les économies financières que permettent les économies d'énergie.
La durabilité, un lifestyle
Du côté des consommateurs, il faut les convaincre que la durabilité, c’est un lifestyle. Comme porter des montres fabriquées grâce à un four solaire. C’est en substance le message de Nicolas Freudiger, co-fondateur de ID Genève Watches. Et c'est vrai que c'est sympa de se dire qu'on peut composter l'emballage de sa montre ou que le bracelet est composé de résidus de raisin et de pelures d'orange.
Et pourtant...
Cela étant, on devra remettre en cause nos habitudes et modes de vie, à un moment ou à un autre. On ne pourra plus prendre l’avion pour aller un week-end à Barcelone. On aura d’autres activités, plus locales, plus centrées sur le lien. Ca ne contribue certes pas à augmenter le PIB et pourtant c’est essentiel. On a donc besoin de nouveaux indicateurs. Christian Petit l’a rappelé.
Et pour arriver à tout ça, à mon sens, et c’est ce sur quoi j’ai fait travailler les participant-es à mon atelier, la robustesse représente une vraie piste ! J'y reviendrai dans une prochaine contribution.